J’écoute ces jours – en fait je le découvre – un superbe violoniste qui me donne des frissons : Léonid Kogan (1924-1982). Merci, très chère Nisou, de m’avoir offert cette intégrale pour Noël. Son concerto de Beethoven, l’ébouriffante Carmen Fantasia de Bizet/Waxman, le concerto de Khatchatourian, si négligé (ah ! l’élégie du second mouvement…) et j’en passe ! Certes, la gloire de David Oïstrakh a toujours projeté de l'ombre sur la renommée de cet éternel «second» violoniste de l'Union Soviétique mais son jeu, si j’en crois mes oreilles et mon cœur qui palpite, n'en était pas moins d'une virtuosité faramineuse et d'une sonorité ébouriffante. Bref, « sans la musique, la vie serait une erreur » selon Nietzsche et ma propre vie un bagne. Je convoque ce jour deux autres écrivains à la barre, ou plutôt au pupitre…le premier qui me glace, le second qui porte ma passion musicale à son acmé, pardon, cher O., (tu exècres ce mot !) à son paroxysme.

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